GLISENTI
Il s’agit ici d’un revolver réglementaire italien
Glisenti modèle 1874/88, dans sa version avec canon de 11 cm, revolver qui sera
abandonné l’année suivante par l’adoption du modèle Bodéo 1889. Système Chamelot
Delvigne, capacité 6 coups à simple et double action en calibre 10,4mm.
L’arme possède une finition nickelée, ce qui a laissé
supposer au propriétaire qu’il était destiné à la Marine. Le revolver a été
éprouvé pour la poudre sans fumée en 1928 (poinçons PSF et date).
Cette classe de revolvers réglementaires italiens, dans
leur version avec canon long, est bien répertoriée sur le site, sous plusieurs
liens :
https://www.littlegun.info/arme%20italienne/ancien%20artisan/a%20glisenti%20fr.htm
https://www.littlegun.be/arme%20belge/artisans%20identifies%20p/a%20pirlot%20freres%20fr.htm
Et pour un historique sur les armes de poing italiennes,
on peut consulter :
https://fr.topwar.ru/198925-italjanskie-revolvery-i-pistolety-chuzhoe-svoe-i-osobennoe.html
Le membre de l’équipe spécialiste des armes italiennes
apporte les informations suivantes :
1) Le revolver « court » de 1874 a été obtenu (1888) en
raccourcissant le canon du modèle de cavalerie de 1874, afin de le rendre plus
maniable, en attendant l'adoption en 1889 du modèle « Bodeo ». Il est vrai que
peu d'exemplaires ont été fabriqués, mais ils ne sont pas très rares.
2) La marine italienne n'a jamais possédé ni le modèle
long ni le modèle court 74 ; elle est passée directement du Lefaucheux 1860 au
Mauser 1896/900 Flat size.
3) Le nickelage a été réalisé ultérieurement, en milieu
civil, comme en témoigne le fait que le revolver a été frappé au banc d'épreuves
de Gardone. Les poinçons sont ceux utilisés depuis 1923 et, sur le cartouche, il
semble que l'année 1928 figure probablement. Le numéro de série MY75 correspond
aux numéros de série militaires d'origine. Les trois poinçons imprimés sur le
côté gauche du cadre recouvrent la marque d'origine du fabricant,
vraisemblablement Glisenti-Brescia, ce qui est confirmé par le petit cartouche
partie droite de la carcasse montrant les initiales GG sous couronne.
4) L'intérieur du poinçon de Gardone n'a jamais changé,
mais entre 1920 et 1943, le banc d'épreuves de Brescia était également en
activité, avec un lion dressé à l'intérieur du poinçon d'identification.
5) Du modèle 1874, 6 000 exemplaires ont été produits par
Pirlot, 19 000 par Glisenti et 4 500 par Regia Fa. Armi.
Chris, Alberto, HPH








GLISENTI




GLISENTI Mod 1910
J'ai vu que certain se plaignait du manque de faits historiques sur le Glisenti Mod.1910.
J'en connais l'histoire et, si vous voulez, je peux en parler :
Le concepteur était Bethel Abiel Revelli, un ancien officier d'artillerie.
Les dessins techniques du pistolet ont été vendus à la société de Brescia "Glisenti".
En 1907, la Glisenti vendit le projet à la "Metallurgica Bresciana Tempini", qui était le seul fabricant du Mod. 1910. La "Metallurgica Bresciana" était équipée d'excellentes machines achetées par Ludwig Loewe de Berlin et M. Tempini était en contact avec Paul Mauser et Georg Luger.
Pour cette raison, peut-être, le premier modèle du pistolet automatique Glisenti a été fabriqué en calibre 7,65 avec une douille en forme de bouteille identique au 7,65 Parabellum (30 Luger), mais avec une charge de poudre plus petite.
Cette cartouche était insuffisante pour les usages militaires et le pistolet, en fait, fut refusé en 1909 lors d'une annonce officielle pour un pistolet semi-automatique.
Le calibre fut changé en 9 mm.
Cette dernière cartouche était de forme identique à la cartouche de calibre 9 Parabellum, mais, encore une fois, avec une charge de poudre inférieure.
Ce calibre fut accepté par les militaires et l'arme fut adoptée dans l'armée italienne en 1910 sous le nom de « Pistola Automatica Modello 1910 ».
La production totale du modèle 1910 fut d'environ 32 000 pièces.
L'ensemble de l'approvisionnement fut remis à l'armée italienne avant la Première Guerre mondiale et le pistolet connut le « baptême du feu » pendant la guerre de Libye, entre le Royaume d'Italie et l'Empire ottoman, qui commença le 28 septembre 1911 et se termina le 18 octobre 1912.
Les lots de canons étaient de 2 000 unités chacun, toujours précédés d'une lettre.
Les lettres vont de « A » à « R », sans « J » et « K », lettres manquantes dans l’alphabet italien.
Sur le côté droit du pistolet, en haut, est gravé le numéro de série de l’arme et, dans un cercle, C/Fab1910. « Fab » signifie « Fabbrica d’Armi di Brescia » (Fabrique d’Armes – Brescia) et 1910 indique l’année d’adoption de l’arme. Il est intéressant de noter que sur les 5000 premiers pistolets, de A1 à C1000, environ, il y a, dans un cercle « C/Fab 1909 », plutôt que « C/Fab1910 » ; cela signifie une acquisition avant l'adoption officielle.
Ce pistolet a été très bien fabriqué. Le chargeur est un chef-d'œuvre d'efficacité.
Si vous recherchez ses cartouches, il est très agréable à tirer, très précis et d'utilisation sûre.
Les matériaux utilisés sont excellents (moins que les poignées, qui sont en ébonite), la finition est impeccable comme pour les Lugers.
Faites attention, si vous retirez le percuteur, la gâchette est vissée avec le filetage dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Cari Amici, cordialissimi saluti
Giuliano Alfinito †
P.S. l'avant-dernière photo montre une cartouche cal 9 Glisenti démontée et la dernière montre deux paquets de cartouches, cal 9 Glisenti toujours, distribués aux troupes pendant la Première Guerre mondiale.

































Glisenti
Un joli couple; le blanc est dans sa configuration originale (Blanc, percuteur en une pièce avec le chien, axe du barillet non démontable), le noir a été bleui dans les années 1881 pour la cavalerie et les officiers (Bleui, percuteur fixe au chien, axe du barillet démontable).
Le holster est original.
Enrico
Glisenti 1858
Il s'agit d'un des Lefaucheux 1854 fabriqués par Glisenti (avec baguette !!) après le contrat des 5.000 pièces fabriquées par Eugène pour les Carabinieri Reali (avec canon de 10 cm et sans baguette). La mécanique est exactement pareille.
Marcel









G. Glisenti
Revolver à broche en cassette par « G. Glisenti »de Brescia
Munitions à broche de 9mm, barillet rond à 5 projectile, canon rond et octogonal de 6 1/4".
Le canon porte un guidon et le chien est entaillé pour la visée arrière. Ce pistolet fin est fini en blanc avec gravure d'usine sur le canon, l'armature, la carcasse de crosse arrière, le chien, etc. et est équipé d'un anneau de lanière en bout. Poignées d'ivoire en deux pièces. Le pistolet est enfermé dans une cassette adaptée à la française avec l'intérieur en velours marron. L’extérieur est en cuir brun. L'intérieur a un petit compartiment avec une poignée d'or et d'ivoire et 12 trous pour des cartouches.
Merci beaucoup à "CWSLAGLEANTIQUES" pour les photos.












Glisenti 1874-1880
Un Glisenti des années 1874- 1880: c'est le Modèle d'ordonnance construit sous licence Chamelot Delvigne pour la cavalerie Royale
Alberto Riccadonna



Glisenti 1910
Les “Glisenti Automatiques”
On démarre avec le modèle 1906 (mis au point par Abiel Bethel Revelli, un Officier de l’armée Italienne), en calibre 7.65 Glisenti, à 8 coups (qui ressemble tout court au 7.65 Para, sauf pour l’épaulement plus haut, et la charge plus faible).
Le Ministère décida d’adopter le 1906 (sans l’appeler comme ça) et de le faire fabriquer en très petite série. Plus tard, considérant que le calibre était inadapté pour un usage militaire, on fera un concours pour l’adoption d’un pistolet cal 9 mm. C’est ainsi que le pistolet Glisenti modifié en 9 mm, dont la construction commence au 1909, sera adopté sous le nom de mod. 1910.
Longueur totale : 206 mm
Longueur canon : 95
Poids: 800 g
Chargeur: 7 coups
Culasse en fer carrée, à l’intérieur de laquelle court l’obturateur, arrêté dans sa positon par une entretoise avec ressort. Le ressort principal est le même aussi pour le percuteur.
Pour bloquer l’obturateur contre la culasse, le système adopté est d’utiliser un espèce de levier chargé par un ressort à lame, qui maintient en contact culasse et obturateur jusqu’à que la pression dans le canon soit descendu. Il y a deux sécurités, une à la poignée et l’autre, "à papillon" en arrière de la culasse.
Finition : bronzage bleu-gris, à l’intérieur finition polie en petits ronds ; l’obturateur, son entretoise et le chargeur sont nickelés.
Les plaquettes de crosse en bakélite, portant les armes de Savoie, étaient si fragiles, que dès qui se cassaient, on leurs substituait des plaquettes en bois.
Deux ans après on produira un modèle simplifié : la "Brixia".
Plus robuste (950 gr), lisse, sans sécurité de poignée et avec un système de blocage de l’obturateur un peu plus robuste, mais pas encore suffisant pour un usage continuel du 9 Para.
Albert, le collectionneur qui a du pot





Glisenti 1910
cal. 9mm
Pistolet semi auto italien fabriqué par "Societa Siderugica Glisenti, Brescia". Un des plus fascinants pistolets de sa catégorie. Pistolet rare fabriqué dans les années 1910-1920 pour l'armée italienne. Les poinçons italiens se trouvent sur la majorité des pièces importantes de l'arme.





Glisenti
Fusil court italien "Vetterli" configuration à un coup. Ce fusil était en dotation aux "forces spéciales" italiennes (Truppe Speciali).
La chambre montre les inscriptions suivantes, "GLISENTI, lion rampant, BRESCIA". La viseur est gradué de 100 à 800 mètres (pour la poudre noire). Le crochet de baïonnette est présent du côté droit du canon.
Merci à "COLLECTIBLESFIREARMS" pour les photos



Revolver à broche de "G. Glisenti" de Brescia
Calibre 9mm à broche, 5coups, canon octogonal de 6 1/4". Le canon porte une pointe de visée à l’avant et le chien est fraisé pour servir de visée arrière.
Ce revolver est fini “en blanc” avec gravure d’origine sur le canon, la carcasse, le chien, etc. et est pourvu d’un anneau de lanière à l’embase de poignée. Plaquette de poignées en ivoire.
Boite “à la française” avec velours marron à l’intérieur. Cuir brun à l’extérieur. A l’intérieur se trouve un petit compartiment avec une poignée sphérique or et ivoire ainsi que 12 trous pour les cartouches.
Merci à "CWSLAGLEANTIQUES" pour la photo.
