Jean Alexandre François Le Mat
Voici un exemplaire d’un légendaire et célébrissime
revolver issu de l’imagination du Colonel Le Mat. Cette arme, sous diverses
variantes, est connue pour avoir équipé des officiers confédérés lors de la
Guerre Civile Américaine. Imposant et massif, le revolver Le Mat est néanmoins
pourvu d’une certaine élégance, voire de charme, qui lui vaut une réputation
internationale auprès des passionnés. Sa particularité est liée à ses deux
canons, l’un réservé à aux 9 munitions garnissant la couronne externe du
barillet, l’autre, central, qui est également l'axe du barillet, étant destiné à
une charge de chevrotines (ou de gravier ou déchets de métal). Il ne peut
d'ailleurs être chargé que par la bouche, tout comme les chambres du barillet (à
percussion à l'époque).
Un autre problème des premières séries était le calibre,
qui ne correspondait pas aux .36 et .44 de l'armée. Les utilisateurs devaient
donc couler leurs balles eux-mêmes. Plus tard, Alexandre Le Mat (aidé du
flamboyant colonel confédéré Pierre Gustave Toutant Beauregard) a remédié à ce
problème et a ramené le gros calibre 18 du canon central au calibre 28, plus
adapté.
La genèse, l’histoire et les variantes du revolver Le Mat
sont pleinement explicitées sur le site par l’expert du groupe spécialiste des
armes américaines, et il ne semble pas utile de paraphraser les études
exhaustives qu’il a publiées sur le sujet, le lecteur est invité à visiter :
D’autres modèles et variantes sont également présentés
sur le site, voir :
https://www.littlegun.info/arme%20francaise/artisans%20k%20l/a%20lemat%20fr.htm
Pour son passé riche d’histoire, sa rareté et son allure
disons… respectable, pour ne pas dire redoutable, le revolver Le Mat est devenu
un objet particulièrement désirable sur le marché de la collection.
Cet exemplaire à percussion est
décoré de gravures sur le barillet (motifs floraux). Il ne présente (selon les
photos soumises) que des numéros de série et de montage, à savoir 47 sur toutes
les pièces et 10877 sur la carcasse, ainsi que la mention « Col. LeMat. » sur le
canon. Faute de données supplémentaires, il est impossible de déterminer
l’identité de son fabricant ni sa date exacte de production. On notera cependant
qu’un exemplaire identique et portant la même gravure sur le canon est visible
dans l’étude publiée sur le site. Avec l’analyse suivante : «
Cette arme est signée "Col Le Mat" (sans les lettres
S.G.D.G) dans une bannière sur le canon, du même style que les autres marquages
de la production française… Le n° de série est le 687. Tout comme le
propriétaire, je pense que l'arme fait partie du lot fabriqué en France.
L'absence des lettres S.G.D.G pourrait suggérer qu'elle a été fabriquée après
que Le Mat ait obtenu les documents de patente définitifs, ce qui rend ces
quatre lettres superflues. D'autre part, le n° de série s'insère parfaitement
dans un lot de +/- 2.500 pièces. »
Anecdotes : le Revolver Le Mat dans la Culture
Populaire :
Grâce à son aspect « viril » et
musclé, ce revolver intervient dans plusieurs films, séries télévisées et
jeux-vidéo. On citera notamment son apparition dans l’excellente série
d’anticipation « Westworld » de Jonathan Nolan et Lisa Joy, où il accompagne le
remarquable acteur Ed Harris tout au long des épisodes.
Pour
mémoire, cette série futuriste est un hommage au film éponyme où Yul Brynner
creva l’écran dans le rôle d’un androïde peu conciliant avec les humains
(réalisateur : Michael Crichton, 1973).
Pour les Geeks, jeunes ou moins jeunes, il est l’une des
armes fétiches des jeux-vidéo « Dead Red Redemption » et « Call of Duty », entre
autres.
Pour répondre à la demande des passionnés face à la
rareté et au prix des modèles authentiques, la firme italienne Pietta en a
produit une réplique à poudre noire, très recherchée, et l’espagnole Denix une
réplique inerte bon marché.
Chris, Marcel, HPH









Jean Alexandre François Le Mat
Jean Alexandre François Le Mat
Le revolver est doté du
canon à neuf coups caractéristique de LeMat avec canon lisse "à mitraille" pour
tirer des chevrotines, d'un canon octogonal complet avec levier de chargement
sur le côté gauche, d'un chien à deux positions et d'un anneau de dragonne fixe
dans la crosse.
Le plat
supérieur du canon est marqué "Système Le Mat Bte s.g.d.g. Paris" flanqué d'une
légère gravure. Le côté droit du canon est estampillé de la marque LeMat : une
étoile à cinq branches au-dessus des lettres "LM".
Le
numéro de série complet est marqué sur le plat arrière droit du canon, sur le
côté droit du cadre sous le barillet et sur le barillet.
Le LeMat
est connu pour être l'arme de poing personnelle préférée de quelques officiers
confédérés de haut rang, Jeb Stuart pour n'en citer qu'un.
La conception
inhabituelle, les caractéristiques mécaniques et le fait qu'il ait été inventé
par un sudiste en font un ajout souhaitable à toute collection C.S.A.




Jean Alexandre François Le Mat
LEMAT Alexandre-François - Médecin français, 1824-1881. Colonel confédéré, aide de camp du gouverneur de Louisiane. Depuis à Paris. Inventeur du système de revolver et carabine qui porte son nom, à piston, à broche ou à percussion centrale. Il a pris en 1857 et 1871 six brevets en France et six en Belgique. Exposition Internationale de 1867.
Brevet USA 21-10-1856 nr. 15925 pur un revolver a percussion avec neuf chambres.
Il pouvait vendre son revolver à la Confédération du SUD et il se faisait payer en coton (jusque 300 $ pour un revolver)! Le revolver fut fabriqué par G. Girard (Paris), par la Birmingham Small Arms Company (Angleterre) et en Belgique et USA.
En 1859 un revolver a broche avec un cartouche en papier ou douille avec grenaille.
En 1869 revolver à percussion annulaire.
Le Modèle 3 existait en calibre 9 mm pour les chambre de pourtour et 14 mm pour le canon lisse qui est l'axe du tambour (9 chambres). Brevet GB 3131 du 13-10-1868 et USA 97780 du 14-12-1869.
Le canon lisse à un système de fermeture à « tabatière ». Le revolver fut fabriqué jusque 1880.
EM (Italie)
L’inventeur du Le Mat s’appelle Jean Alexandre François Le Mat. Issu d’une famille bourgeoise, il est né à Paris en 1920. Son diplôme de médecine de la faculté de Montpellier obtenu, il quitte la France pour la Nouvelle-Orléans. Son mariage avec la fille d’un riche planteur également d’origine française, lui ouvrit les portes de la haute société locale et le fit accéder à la fortune. N’étant plus obligé de travailler pour gagner sa vie, Le Mat put alors se consacrer à sa véritable passion: la mécanique armurière.
C’est ainsi que le 21 Octobre 1856, il déposa le brevet de son fameux revolver. En réalité, le modèle décrit sur ce document n’est pas tout à fait identique aux armes que nous connaissons: il s’agit d’une ébauche déjà très aboutie que Le Mat ne cessa de perfectionner et de faire évaluer au cours des années suivantes. Il s’associa alors à un parent de son épouse, Pierre Gustave Toutant Beauregard, officier de carrière de l’ U.S. Army (qui devint, quelques années plus tard, l’un des plus grands généraux de l’armée Sudiste). Au moment de leur association, en 1859, Beauregard occupait les fonctions d’ingénieur de l’armement au sein des forces armées américaines. Selon les termes de leur accord, Le Mat se chargerait de la fabrication du revolver, Beauregard assurant sa promotion parmi les hauts responsables de l’armée américaine…
Beauregard n’eut aucun mal à faire évaluer le nouveau revolver par diverses commissions d’experts militaires qui se déclarèrent toutes très impressionnées par cette arme, jugée bien supérieure aux revolvers Colt qui tenaient pourtant "le haut du pavé".
Jusque là, le revolver n’avait été produit localement qu’à un nombre très faible d’exemplaires, sans doute de façon entièrement artisanale. Pour parfaire son jugement, l’armée voulait à présent en commander un lot relativement important qui serait affecté à une unité opérationnelle, afin que l’arme puisse être évaluée sur le terrain, dans des conditions réelles d’emploi.
En Juin 1859, Le Mat déposa un nouveau brevet relatif à une modification apportée au chien de son revolver. Sur ce document apparaît la signature d’un autre médecin français établi "aux Amériques": Le docteur Charles Frédéric Girard, ami personnel de Le Mat. La guerre civile approchant à grands pas, Beauregard choisit de se dégager de son association avec Le Mat pour se consacrer à sa tâche d’officier. Peu après, l’inventeur cédait une bonne partie de ses parts à son ami Girard, qu’il chargea de représenter ses intérêts en Europe et d’y trouver des ateliers susceptibles de produire ses revolvers en grande série. Ceci nous pousse à penser que les industriels américains de l’armement avaient refusé de fabriquer le revolver, sans doute en raison du coût trop élevé des investissements imposés par l’achat de machines spécifiques.
Nous savons cependant que les premiers revolvers Le Mat furent réalisés à Philadelphie, en Septembre 1859, dans les ateliers de John Krider, où le travail était strictement artisanal. Le Mat se trouvait dans une sorte d’impasse: son revolver intéressait l’armée, qui était susceptible de lui en commander de grandes quantités, mais il était incapable de le faire produire à grande échelle !
Partisan de la cause sudiste, il devint colonel de la Milice de l’ Etat de Louisiane et aide de camp du gouverneur de cet Etat.
A cette période, d’autres revolvers auraient été fabriqués en Louisiane par un certain Baguet. Une chose est certaine, ces exemplaires "américains" du Le Mat ne furent réalisés qu’en très faibles quantités.
En fin d’année 1860, L’Armée confédérée en cours d’organisation se déclara fortement intéressée par le Le Mat. Son inventeur n’avait d’autre choix que de s’adresser à son ami Girard, installé en France depuis peu.
C’est ainsi que la plupart des revolvers livrés aux forces armées sudistes, Army, Navy et Cavalry confondues, furent produits à Paris, par la société Girard et Compagnie, crée pour la circonstance.
Les péripéties, les contretemps, les "magouilles" relatifs à ces marchés militaires furent innombrables, ralentissant considérablement la cadence de production. C’est ainsi que l’on estime que seulement trois mille revolvers Le Mat à percussion furent assemblés durant la Guerre Civile et effectivement mis en dotation au sein de la Navy, de l’ Army et de la Cavalry confédérées.
Malgré la piètre qualité des métaux servant à la construction de ces revolvers, ils reçurent globalement un excellent accueil de la part des officiers et des soldats sudistes qui appréciaient, plus que tout, leur extraordinaire puissance de feu. Cette remarque s’applique plus particulièrement aux marins et aux cavaliers, toujours susceptibles, plus que d’autres soldats de l’époque, de se trouver impliqués dans des combats au corps à corps lors d’abordages ou de charges dans les rangs ennemis. Parmi les plus célèbres inconditionnels du Le Mat, comment ne pas citer le légendaire "Jeb" Stewart, commandant plein de panache du 6eme Régiment de cavalerie confédéré, tué au combat en Mai 1864.
Source: "Cibles" No. 398 (Didier Bianchi)
Amicalement,
Roger (France)
Tout cela et plus encore dans la rubrique : Revolver confédéré Le Mat
Le Mat
Revolver à percussion Le Mat premier modèle.
Merci à "ANTIQUEFIREARMS" pour les photos.










Le Mat
Revolver à percussion Le Mat second modèle.














Le Mat
Revolver à percussion Le Mat second modèle.
Calibre .41 et .65. Canon de 17cm octogonal marqué "Col Le Mat Bte. s.g.d.g. Paris", la partie centrale utilise un canon de chasse, le percuteur peut être déplacé pour heurter les munitions du barillet à neuf chambres ou le canon central à chevrotine.
Le Guide de Flayderman : "on sait qu'un nombre considérable ont été achetés dans le cadre du contrat direct de C.S.A....utilisé par quelques officiers de hauts rang confédérés comme pistolet personnel préféré"
Photos amicalement autorisées par "HORST HELD"





Le Mat
Troisième modèle, percussion centrale, existe aussi en carabine.
Photos Littlegun
Un autre Troisième modèle


